1. Généralités C'est un virus unique. Il est antigéniquement apparenté aux virus parainfluenza mais son pouvoir pathogène est tout à fait différent; puisqu'il donne une infection généralisée à incubation longue et témoigne d'un tropisme extra-respiratoire pour le système glandulaire et le système nerveux central. Il y a d'abord une phase de multiplication virale dans la muqueuse respiratoire et cela habituellement sans signes cliniques, contrairement aux virus influenza et parainfluenza. Puis le virus passe dans le sang et par virémie diffuse à tout l'organisme (on le retrouve dans les urines), toujours sans signes cliniques. C'est après une incubation fort longue, de 21 jours en moyenne, qu'apparaît la parotidite bilatérale, signe habituel de l'infection à virus ourlien. Mais les glandes salivaires ne sont pas les seuls organes cibles. Le virus ourlien est capable de donner une pancréatite, une orchite chez l'adulte jeune, une méningite lymphocytaire, voire exceptionnellement une encéphalite. Ces manifestations sont diversement associées. La parotidite n'est pas constante. Il existe des méningites ourliennes isolées sans autres signes. Virus des oreillons, coxsackie, ECHOvirus et VIH sont les principales causes de méningites lymphocytaires aiguës virales, les causes bactériennes étant listeria, Brucella et la tuberculose. Un tiers des infections à virus ourlien sont inapparentes. Les oreillons chez la femme enceinte n'entraînent pas de malformations de l'embryon mais ils peuvent aboutir, en début de grossesse, à un avortement. 2. Diagnostic virologique Quand on souhaite un diagnostic virologique on peut rechercher le virus par isolement à partir de la salive, mais aussi à partir des urines et, dans les formes méningées, à partir du L.C.R. Le virus se multiplie facilement en cultures de cellules courantes donnant des syncytiums avec inclusions cytoplasmiques et une hémadsorption. Le seul problème tient à sa fragilité, les prélèvements supportant mal le transport. Le sérodiagnostic pourrait être fait par SN, FC ou IHA ou surtout par ELISA. 3. Traitement Il existe un vaccin vivant atténué, injectable. On peut l'associer au vaccin contre la rougeole et au vaccin contre la rubéole (vaccin ROR). On peut aussi l'administrer seul aux adolescents ou aux jeunes adultes sans antécédents connus d'oreillons. En pratique, ROR entre 12 et 14 mois et rappel entre 3 et 6 ans (voir le calendrier vaccinal). |
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