1. Manifestations cliniques A côté de nombreuses infections inapparentes ces virus donnent, comme leur nom l'évoque, des infections assez voisines de la grippe, localisées à l'arbre respiratoire, à incubation courte. Ce sont des infections survenant dans la petite enfance, des infections respiratoires surtout hautes, notamment des laryngites. Les virus parainfluenza 1 à 4 sont les principaux agents des laryngites aiguës de l'enfant ou du nourrisson. Elles donnent, cliniquement de la fièvre avec une toux rauque, des modifications de la voix, enrouée, et dans les formes sévères une dyspnée inspiratoire (comme toutes les dyspnées laryngées). 2. Traitement des laryngites Il comporte une succession de mesures graduées selon la gravité des signes. D'abord une association d'antipyrétique et de sédatif. Puis l'humidification de l'atmosphère. Si cela ne suffit pas, il faut donner des corticoïdes (1 ampoule de soludécadron I.M.) et dans les cas les plus graves, il faut recourir à une intubation laryngée. 3. Diagnostic virologique 3.1. Indications Il n'est intéressant que pour les formes sévères ou lorsqu'on procède à une enquête épidémiologique ou thérapeutique. 3.2. Isolement Cest l'isolement des virus dans les sécrétions respiratoires, non dans les selles. Ils se multiplient en cultures de cellules courantes, donnant souvent un ECP fait de syncytiums avec inclusions cytoplasmiques et toujours une hémadsorption. La seule difficulté à l'isolement de ces virus vient de leur fragilité. 3.3 Sérodiagnostic Il n'a pas dintérêt en pratique médicale courante. Il faut examiner simultanément deux sérums, précoce et tardif, à la recherche d'une élévation significative du taux des anticorps, soit une variation d'au moins 1 à 4. Il n'y a pas un antigène commun entre les 4 virus parainfluenza, mais une certaine parenté antigénique, de sorte que l'infection par l'un de ces virus donne souvent une séroconversion vis-à-vis de plusieurs virus parainfluenza. Mais il n'y a pas à proprement parler d'antigène de groupe, pas de réaction de groupe : il y a 4 sérodiagnostics parainfluenza distincts, ce qui en fait une procédure lourde. Par ailleurs, il faut examiner simultanément 2 sérums, précoce et tardif, de sorte que le résultat ne vient quà la convalescence et ne change rien à la prise en charge du patient]. 3.4. Diagnostic rapide Il se fait par détection d'antigène par examen en immunofluorescence ou immunoperoxydase des cellules respiratoires desquamées (frottis nasal ou aspiration naso trachéale). Cet immunocytodiagnostic direct se répand de plus en plus. Il a l'intérêt outre sa rapidité, d'être praticable sur des prélèvements transportés simplement dans de la glace, sans congélation. PAS DE VACCIN DISPONIBLE |
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