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Classé pour un temps parmi les entérovirus, cest un virus nu à ARN. Comme pour les entérovirus ou les salmonelles, la transmission, inter-humaine, est essentiellement fécale-orale, avec un large réservoir de virus dans le Tiers Monde. Un risque particulier est lié à la consommation de coquillages et de crudités souillées. Comme pour les poliovirus, lexpression clinique est dautant plus marquée que lâge est plus avancé. Ainsi la circulation de lHAV, intense dans les pays chauds et pauvres, y passe souvent inaperçue car les enfants sont infectés tôt à un âge où lexpression clinique de la maladie est restreinte. Les visiteurs venus de pays riches, exempts danticorps, y risquent une infection cliniquement manifeste avec hépatite. La circulation des poliovirus dans les mêmes pays pose un problème analogue. La contagiosité de linfection à HAV va environ de deux semaines avant à une semaine après lapparition de lictère, (voire plus longtemps). Le virus a été détecté pour la première fois dans les selles par une technique dimmuno-électromicroscopie. Cela a consisté à traiter en phase aiguë un extrait de selles avec un sérum de convalescent dhépatite A. Les anticorps spécifiques anti-HAV rassemblent les particules virales en agglomérats plus faciles à voir en microscopie électronique que des particules dispersées. En fait en pratique médicale courante, le diagnostic dhépatite A repose sur la détection dans le sérum danticorps spécifiques de classe IgM par technique ELISA. La recherche dune séroconversion en IgG anti-HAV nest pas faite car, avec une incubation de durée moyenne de 3 à 5 semaines, le patient est vu après la séroconversion. Lévolution de lhépatite A est favorable car le risque dhépatite aiguë fulminante est faible et linfection chronique inexistante. Cependant la sévérité de linfection augmente avec lâge et on a avancé. Un risque d'hépatite fulminante de 1 % quand l'infection survient après 40 ans. Le vaccin inactivé ("tué") est recommandé aux voyageurs, aux adultes non immunisés et enfants au-dessus de 1 an voyageant en zone dendémie, jeunes des internats des établissements et services pour lenfance et la jeunesse handicapées, et les personnes exposées à des risques particuliers. Ce vaccin est efficace et bien toléré. Limmunisation passive par gammaglobulines ordinaires était recommandée avant que napparaisse le vaccin. Avec lélévation du niveau de vie dans nos régions, la séroprévalence des anticorps anti-VHA diminue (d'où l'intérêt de se vacciner) et les donneurs de sang fournissent des préparations de gammaglobulines de moins en moins riches en anticorps anti-HAV. Il nexiste pas de traitement de lhépatite aiguë autre que symptomatique.
C'est un entérovirus qui a l'épidémiologie des entérobactéries. L'expression clinique augmente avec l'âge. L'hépatite fulminante A est rare. La protection par infection naturelle diminue avec le développement de l'hygiène. Le vaccin. |
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